L’adoption d’un chien adulte ou ado

Le Bernois étant malheureusement devenu un chien à la mode, beaucoup de familles en font l’acquisition sans en mesurer les conséquences.

Certains « éleveurs » voulant améliorer le standard de leur porte-monnaie, vous raconteront qu’un Bernois peut rester seul toute la semaine, qu’il n’a pas besoin d’éducation, ……

Enfin la vie nous joue aussi de sales tours et oblige certaines familles à se séparer de leur compagnon.

Manque de temps, manque de place, défauts d’éducation, mauvais conseils, ………..

On se retrouve donc maintenant avec des boubous SDF à replacer pour toutes ces raisons.

Si vous avez envie d’adopter un jeune ou un adulte parce que votre cœur de St Bernard vous demande de voler au secours des sans abri, voici quelques petits conseils pour mener à bien une réadaptation en douceur.

Tout d’abord, dites-vous bien que vous prenez ce nouvel arrivant avec son passé. Il n’est pas comme un chiot que vous pourrez modeler assez vite, il va falloir déjà lui montrer de nouveaux repères par rapport à sa vie antérieure.

Interrogez bien les anciens maîtres sur les motifs de l’abandon :
– s’il ne supportait pas la solitude, ne le prenez pas si vous même travaillez toute la journée,
– s’il est mal élevé, interrogez-vous sur vos capacités d’éducateur,
– s’il est trop turbulent, aurez-vous assez de place et de temps pour vous en occuper,
– a-t-il l’habitude des enfants,
– vivait il toujours dehors ou connaît il la maison,

Toutes ces questions peuvent déjà être posées par téléphone, vous réfléchissez tranquillement puis vous allez voir sur place.

Le premier contact avec un adulte doit être franc : pas question de reprendre un chien qui ne vient pas vers vous ; le courant ne passe pas, c’est tout.

Prenez le temps de faire connaissance, allez le promener en laisse, grattouillez le franchement. Vous verrez tout de suite s’il vous fait confiance ou non.

La décision est prise, vous voilà de retour à la maison avec un nouveau compagnon.

La première chose à faire et la plus difficile à appliquer : il faut l’ignorer. Votre présence doit être constante, accueillante mais pas étouffante. Ne passez pas des heures à le caresser pour rassurer ce pauvre petit chéri qui vient de quitter sa famille. Il est déboussolé et si vous le rassurez sans cesse, il ne prendra pas confiance en lui.

Faites-lui visiter la maison mais continuez vos occupations courantes, il doit être dans le bain de sa nouvelle vie très vite. Adoptez une attitude ferme dès le premier jour, ne sachant ce qui lui est autorisé ou interdit chez vous, il va tester tout ce qui lui passe par la tête. Soyez ferme dans vos négations mais très chaleureux dans les situations positives.

Montrez-lui tout de suite le code de bonne conduite dans sa nouvelle famille, il a besoin d’être en confiance pour se forger de nouveaux repères.

On a parfois deux réactions opposées :

– si on a affaire à un fort caractère, il va immédiatement essayer d’en imposer à toute la famille en faisant bêtises sur bêtises. Ne criez pas, reprenez-le fermement, mettez la laisse et le collier et allez-vous balader un peu pour commencer gentiment à lui montrer qui commande.

– parfois, au contraire, on a un BB apeuré qui n’ose plus bouger et sursaute au moindre bruit nouveau. N’allez pas le consoler et laissez-le examiner sa nouvelle vie à son rythme. Ne l’agressez pas en allant le chercher sous la table. S’il sort timidement un bout d’oreille, ne vous précipitez pas pour le caresser mais laissez-lui prendre confiance en terrain découvert.

Dans la majorité des cas, il faudra une semaine pour vous rendre compte si l’aventure commence bien et 1 mois pour avoir un chien tout à fait chez lui.

N’oubliez pas que si vous avez déjà un autre compagnon, un chat ou un autre chien, le nouvel arrivant passe en dernier. Laissez ses prérogatives à l’ancien, il doit manger en premier, avoir les câlins en premier sinon ce sera la bagarre assurée. Laissez-le grogner sur cet intrus sauf si c’est réellement méchant ; ils règlent leurs comptes entre eux et votre intervention n’est d’aucune utilité.

Au fil du temps, la hiérarchie se fera toute seule et se sera à vous de voir lequel domine l’autre et d’agir en conséquence mais lors de l’arrivée, partez du principe que le petit nouveau est le moussaillon du navire.

Auteur de l’article : Christelle

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